LE FORUM DES BORDER TERRIERS Index du Forum
LE FORUM DES BORDER TERRIERS

 
Se connecter pour vérifier ses messages privés
Connexion
L'animal et son milieu

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    LE FORUM DES BORDER TERRIERS Index du Forum -> Café libre ! -> Autres races de chiens, animaux à plumes, à poils ou à écailles
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Emilie & Dean
Bébé discret
Bébé discret

Hors ligne

Inscrit le: 10 Mar 2009
Messages: 32
Localisation: Toulouse
Féminin

MessagePosté le: Sam 21 Nov - 14:53 (2009)    Sujet du message: L'animal et son milieu Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Bonjour!!

Après hésitation, je vous propose ce sujet. Il me semble un peu trop généraliste puisque non centré sur l'espèce canine. Il n'en reste pas moins intéressant. Si l'éthologie vous intéresse, alors il devrait vous plaire.

Sinon je vous conseil de sauter quelques lignes pour arriver plus vite au chapitre sur la territorialité. Nous y avons tous été confronté au moins une fois, car cet un comportement hérité, très ancien. Cet article vous apportera j'espère quelque réponse à ce sujet.

Bonne lecture!! Okay

-->
L’ANIMAL ET SON MILIEU 
  
Introduction  
Un comportement (ensemble des manifestations observables) résulte de l’interaction complexe entre l’animal et son environnement. Il nécessite un stimulus et une motivation de l’anima. Son expression dépend de la façon dont ce comportement s’est développé et du milieu environnant.
 
Le milieu est l’espace de mise en place des comportements. Il est donc indissociable de l’individu et de son comportement. Ainsi, la diversité des habitats potentiels  (en termes d’hétérogénéité des ressources en qualités et quantités diverses, de présence de prédateurs ou de compétiteurs…)  conduit à une diversité des comportements. En effet, certaines stratégies comportementales mises en place de façon spécifique permettent aux animaux de réussir dans des environnements particuliers. Il existe alors un panel de comportements en fonction du milieu.
 
Ainsi, le choix de l’habitat est donc un compromis pour l’animal entre la disponibilité en ressources (alimentaires, sexuelles, emplacements pour l’élevage des jeunes ou le repos…) du milieu et la présence d’individus indésirables qui y sont présents. L’animal choisit ainsi un milieu lui garantissant une bonne fitness, c'est-à-dire cette disponibilité en ressources diverses.
 
L’univers propre est le milieu perçu par l’animal, déterminé par la signification qu’il donne aux éléments de son milieu. Il s’agit du milieu dans lequel il a développé son comportement, dans lequel il s’est construit une réalité subjective et qui dépend de son expérience et de son espèce.
 
I.                  Adaptations perceptives et structurales au milieu
 
1.     Perception du milieu par l’animal
 
Le milieu vital dépend du pouvoir discriminatif des organes sensoriels, qui contiennent des récepteurs (structures spécialisées dans la détection des stimuli et leur transduction sous forme de réponses nerveuses). Le stimulus perçu est ensuite intégré au niveau du cerveau. Les récepteurs constituent une première barrière de perception du milieu. Par exemple, les oreilles des différentes espèces ne perçoivent pas les même stimuli. De même, selon la structure anatomique de leurs yeux,  l’homme, la mouche, le mollusque ne voit pas le monde de la même façon.
Mais les animaux sont bombardés de stimuli en permanence ; ils doivent donc trouver un moyen de les traiter :
·         Une filtration est donc nécessaire. De cette façon, les stimuli qui n’influencent pas le comportement sont éliminés.
·         Les stimuli porteurs de signification auxquels l’animal réagit sont les stimuli-clés ou stimuli-signes. L’animal doit apprendre à y réagir. C’est ce qu’on appelle la discrimination.
 
Ex : - Le rouge-gorge est un animal très territorial qui défend son territoire, surtout en période de reproduction. Il ne réagit au leurre que si celui-ci est porteur d’une importante tâche rouge vif représentant un rouge gorge concurrent, susceptible de lui voler ses femelles, car présentant un stimulus visuelle très attirant pour l’espèce. Ainsi, un autre oiseau sans tâche rouge n’est porteur d’aucune signification. Dans ce cas, le stimuli-signe est alors uniquement la tâche rouge vif.
 
NB : Pour les arachnophobes, sachez que pour une araignée, la peau d’un être humain n’est porteur d’aucune signification. En revanche, elle percevra l’ombre d’une main qui se referme sur elle et s’est seulement à ce moment la qu’elle piquera pour se défendre.
 
L’apprentissage de la discrimination se fait par l’expérience propre de chaque individu. De plus, l’apprentissage de certains stimuli se fait à certaines périodes-clés. Suivant la condition interne de l’animal, on aura une modification des stimuli. Cela est du, entre autre,  à la notion d’image d’appétence : il faut que l’individu porte un intérêt à quelque chose pour être capable de le repérer.
 
/! Il faut interpréter le comportement des animaux en évitant tout anthropomorphisme (= tendance à attribuer à un animal des sentiments et des pensées humains) et en évitant de soumettre les animaux à des situations n’ayant aucun sens pour eux.
Ex :   - un chat qui frotte son museau contre vous ne vous fait pas un câlin mais marque son  territoire.
-un chien qui vous lèche la main après vous avoir mordu ne cherche pas à se faire pardonner mais à accentuer sa dominance, car s’est le dominant qui initie les contacts.
- un chien qui a fait une bêtise dans la maison et vient vous voir, quand vous rentrez, la queue entre les jambes, a compris que vous êtes en colère et vous le montre par cette posture. Si vous le frappez et lui mettez le nez dans sa bêtise, il ne fera pas le lien entre la bêtise et la punition car c’est une association trop lointaine. Il pensera qu’il n’a pas eu le bon comportement en venant vous voir penaud et la prochaine fois, se cachera ou vous mordra. Il vaut mieux alors ne pas le corriger, même si c’est frustrant, et nettoyer hors de sa vue.
 
2.     Adaptations structurales de l’animal à son milieu et colonisation
 
Les animaux sont adaptés à leur milieu : ils développent des structures correspondant au milieu dans lequel ils vivent. Les différents types d’adaptation aux différents milieux de vie sont les suivantes :
 
-          Adaptation sensorielle : Les récepteurs sont adaptés au milieu de vie.
 
Adaptation visuelle : La structure anatomique de l’œil diffère suivant les espèces et est adaptée à leur milieu et à leur mode de vie. Les rats-taupe et les rapaces ont chacun des yeux adaptés à des environnements défavorables puisque sombres.
 
Adaptation auditive : La chouette, qui est un rapace nocturne utilise l’audition pour se positionner. Elle  possède des oreilles dissymétriques, une est  placée plus basse que l’autre, de telle sorte qu’elle parvient à déterminer non seulement la position mais aussi le sens de déplacement de ses proies, grâce à la différence d’intégration entre ces deux oreilles.
Remarque : L’animal perçoit plus ou moins bien son milieu en fonction de son mode de vie.
 
-          Adaptation morphologique : La morphologie dépend principalement du mode de locomotion de l’animal. En effet, les capacités locomotrices des animaux sont adaptées à leur milieu de vie ; elles leur permettent d’évoluer dans ce milieu.
Ex : La morphologie du singe lui permet de monter en haut des arbres.
 
-          Adaptation comportementale : Elle aboutit donc à la mise en place de rythmes.
 
Rythme circadien : Distribution hétérogène des activités comportementales au cours du    nycthémère (cycle jour-nuit). On a donc un développement d’activités variées en fonction du moment de la journée.
 
 Rythme circannuel : Distribution des activités comportementales au cours des saisons       (migration, hibernation, reproduction, … etc). On  observe donc des activités différentes en fonction des saisons.
 
-       Adaptation physiologique : Ces adaptation se manifestent par des les limites de tolérance déterminent la colonisation des milieux.
 
Ex : Les crevettes colonisant l’amont de l’embouchure d’un cours d’eau supportent beaucoup moins bien  la salinité que celles qui vivent en aval (au niveau de l’estuaire) et qui sont donc adaptées à une plus forte salinité. Les crevettes n’ont donc pas toutes le même seuil de tolérance à la salinité de l’eau,  d’où une répartition des différentes espèces le long de l’embouchure.
 
Il existe des interactions entre le milieu de vie et les adaptations. Le milieu de vie engendre des évolutions, donc des adaptations, qui permettent la survie et la perénité de l’animal dans cet endroit.
 
II.               Le milieu de vie de l’animal
 
1.     Niche écologique et habitat
 
a.      Niche écologique
 
La niche écologique est l’ensemble des conditions environnementales telles qu’une espèce donnée peut se développer et former des populations viables
 
 Autrement dit, c’est la strate tridimensionnelle (surface et altitude) que l’animal va pouvoir occuper en fonction de ses adaptations morphologiques et comportementales.
C’est l’ensemble de conditions qui leur permettent de survivre et qui font qu’elles dégagent un bénéfice à se trouver dans cet habitat.
 
L’ensemble des adaptations fixe la niche écologique des individus.
           
Dans un même milieu, on peut donc trouver plusieurs espèces différentes qui coexistent mais qui n’ont pas la même spécialisation. Elles n’auront pas, par exemple, le même régime alimentaire. En revanche, deux espèces ayant la même niche écologique ont besoin d’occuper et d’exploiter le même espace. Elle sont donc en compétition et ne peuvent coexister. C’est le principe d’exclusion compétitive. En effet, la présence de compétiteurs rend certaines parties de la niche écologique inaccessibles.
 
b.       L’habitat
 
En fonction de sa niche écologique l’animal va choisir un habitat. Il doit contenir  trois éléments essentiels:
-          Des ressources alimentaires
-          Un site de sommeil et de repos
-          Un site de reproduction et d’élevage des jeunes
 
L’habitat peut varier en fonction du temps, comme lors des migrations. La plupart du temps, l’habitat des herbivores change en fonction de la saison qui, avec le climat, modifie la disponibilité de l’herbe verte.
 
L’animal doit également prendre en compte la présence de prédateurs et de compétiteurs. Cela l’oblige a faire un compromis entre un milieu riche en resssources alimentaires, par exemple, et les risques liés à la présence d’autres indicvidus vivant et chassant dans sa niche écologique.
 
L’étendue et les caractéristiques de l’habitat déterminent un domaine vital. Celui-ci correspond à l’ensemble des lieux fréquentés par un individu (ou un groupe) au cours d’une période donnée.
L’étendue du domaine vital varie en fonction :
-          De la quantité de ressources naturelles : plus il y en a, plus l’étendue est petite
-          De l’âge : un individu jeune et inexpérimenté possède un domaine vital très important
-          Du  sexe : les mâles ont un plus grand domaine vital que  les femelles
 
1.     La territorialité
 
La territorialité correspond à une compétition intraspécifique.
Deux individus (ou populations) d’une même espèce ont la même niche écologique mais pas le même habitat ( donc  pas le même lieu de couchage par exemple). Comme les ressources ne sont pas extensibles, la stratégie adoptée par l’individu est la défence de son  territoire.
 
Le territoire : c’est est la portion réservé du domaine vital dans laquelle le ou les résisdents s’opposent, par certains comportements ou signaux, à l’intrusion d’autres individus de la mêre espèce.
 
Lorsqu’il y a un territoire mis en place il y a nécessité d’une communication entre les individus d’une même population et les individus des autres populations.
 
Il exite différents types de territoires qui peuvent être classés :
-          selon la fonction : il peut être reproductif  (exemple du nid) et ou alimentaire. Le territoire peut donc être saisonnier.
-          selon le nombre de propriétaires : un seul individu, une meute.
De plus il peut etre transmis de générations en générations.
 
La disponibilité des ressources et le mode de vie influent sur l’étendue et la longévité du territoire. Les territoires peuvent, tout comme les habitats,  évoluer au cours du temps. Le choix est effectué par le dominant du groupe. Parfois, il peut y avoir une superposition temporelle mais pas spatiale des territoires, c’est pourquoi il n’y a pas de conflits aux frontières. On obtient donc un territoire en mosaïque partagé par différent individus.
 
La territorialité a un coût :
-          celui de la défense  du territoire. Elle  nécessite des patrouilles, des marquage ( le marquage urinaire qui permet un dépôt de phéromones, les griffures) et des agressions.
-          celui de la rerpoduction. En effet, le temps passé à protéger le territoire est du temps en moins pour la surveillance et l’éducation des jeunes ou pour la recherche d’un partenaire.
 
Ce coût sont à mettre en regard avec les bénéfices apportés par le comportement territorial en termes de stratégies :
-          la stratégie alimentaire : ce territoire est important à défendre car il possède des ressources abondantes.  Cette stratégie permet donc à l’individu d’avoir un accès facilité et réservé  à la nourriture, d’échapper aux aléas de la recherche ( risque d’être dévoré par un prédateur ou de revenir exténué et bredouille) et de réduire le temps d’exploration en raison d’un bonne connaissance du terrain.
 
-          stratégie reproductive :  avoir un territoire atitré facilite tout de même les rencontres. En effet, les animaux se dirigent vers le partenaire qui a le territoire le plus attractif, le plus sûr (pour la protéction des jeunes). De plus,  cela signifie que cet animal est le plus fort puisqu’il a réussi à le défendre et à le conserver.
 
-          stratégie anti-agression : elle consiste à réduire la compétition. Le fait que chacun est un territoire évite qu’il y ait en permanences des luttes pour s’approprier tel ou tel endroit.  De plus, eloigner les compétiteurs permet rester dans des lieux familiers (cela permet une fuite rapide) et de réduire les risques d’épidémie.
 
ð  L’animal doit faire un compromis entre Bénéfices et Coûts.
ð  Il y a alors un choix de l’habitat.
 
Il existe des exceptions aux notions de niche écologique et de territorialité : les animaux en captivité qui par définition ont un  habitat imposé et pas assez d’espace pour définir véritablement un territoire , et les animaux domestiques qui bénéficient d’un habitat artificiel et de le protection de l’homme. Cependant, certains animaux très territoriaux ,comme les chats, peuvent délimité des territoires même au sein de la maison.
 
III.           Le choix de l’habitat
 
En général, le premier lieu de vie est celui des parents (lieu de naissance ou de l’éclosion) ; il n’est donc pas choisi ou raisonné. Les jeunes occupent cet habitat un certain temps, surtout s’ils font partis d’une espèces nécessitant beaucoup de soins parentaux. Beaucoup d’animaux restent attachés à ce lieu toute leur vie.
 
Le véritable choix s’effectue losque l’animal part pour trouver un autre habitat en fonction de plusieurs critères :
-          Les préférences écologiques fondamentales
-          La nourriture, la reproduction, la défence face aux prédateurs.
 
Le choix du milieu de vie va ensuite être modulé par l’expérience de l’animal, l’environnement social et de la compétition. Là encore, il devra faire choisir un compromis entre le milieu qui lui paraît le mieux et l’importance des compétiteurs dans cet endroit ; il préférera peut être alors un milieu moins riche mais moins fréquenté et moins partagé.
 
On a vu que l’on peut avoir des changements de lieux en raison :
-  de l’arrivé de jeunes mâles
- détérioration de l’habitat
- migration saisonnière et grandes migrations
Si on observe une diminution de la colonisation dans un milieu, c’est que peut être une des conditions n’est plus remplie.
 
Conclusion
 
La niche écologique est déterminé en fonction de l’environnement, l’expérience, le comportement et les adaptations. L’individu va ensuite être amené à rencontrer des compétiteurs. Il devra alors moduler son choix en fonction de sa niche écologique et la présence de compétiteurs. Ce choix engendre l’établissement d’un habitat propre et donc d’un bien être animal.
 
ð  Ainsi, la détermination de l’habitat explique la répartition des individus dans un environnement.
Remarque :
  • L’écoéthologie étudie l’adaptation des animaux à leur milieu.
  • Le monde subjectif correspond à la réalité perçue par l’animal.
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:22 (2017)    Sujet du message: L'animal et son milieu

Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    LE FORUM DES BORDER TERRIERS Index du Forum -> Café libre ! -> Autres races de chiens, animaux à plumes, à poils ou à écailles Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
theme par laborde40.com
Powered by phpBB © 2001, 2017 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com